L’Attelier Archibald et le Social Bar ont accueilli 200 convives pour la première soirée Robin des bois pour la Fondation Je pars du bon pied.

18 500 $ pour chausser les enfants

La soirée Robin des Bois de la Fondation Je pars du bon pied a obtenu une réponse au-delà des attentes. L’événement a permis de réaliser un profit de 18 500 $, qui financera l’achat de souliers et des bottes pour les enfants dans le besoin. L’organisme songe également à bonifier son offre de services.

« C’est sûr qu’il y a des besoins en bottes et en espadrilles, mais s’ils n’ont même pas cette base-là, ces enfants ont peut-être besoin de plus, comme des bas ou des mitaines, note la présidente de la Fondation et maître d’œuvre de la soirée, Stéphanie Gendreau. On est en train de sonder les écoles pour voir quels sont les besoins les plus criants pour la clientèle qu’on dessert et, avec un succès comme ça, on va pouvoir élargir le programme. »

La soirée a connu un tel succès que, plutôt que d’accueillir 100 convives comme souhaité, 200 personnes ont fait partie de la fête. Un billet permettait de chausser en moyenne 5 enfants. Grâce à leur don, la Fondation pourra suffire à la demande, ce qu’elle n’avait pas réussi à faire en 2017.

« On approchait les 1000 demandes en 2017 et on a distribué 700 paires d’espadrilles ou de bottes dans les garderies et les écoles primaires et secondaires. Ce sont les directions d’écoles et de garderie qui ciblent les enfants avec un haut indice de défavorisation. Ils nous donnent le sexe et la grandeur de l’enfant, mais son identité demeure confidentielle. »

On lui a déjà raconté qu’une enfant avait éclaté en sanglots en recevant ses chaussures, un geste qui représentait beaucoup pour elle. Certains élèves n’ont par ailleurs aucun bas à mettre dans leurs bottes; la Fondation tient à offrir davantage pour combler ce besoin.

Soirée rustique chic
L’Attelier Archibald et le Social Bar ont été littéralement transformés pour la tenue de cette soirée spéciale. Des branchages étaient installés à plusieurs endroits et des sections ont été aménagées pour allier gastronomie et amusement. « Le plus gros de la thématique est la philosophie de Robin des Bois : de prendre aux riches, explique Mme Gendreau en mimant les guillemets, pour redonner aux pauvres. C’est le but de la soirée. »

Comme la Fondation n’a pas de permanence, elle est opérée uniquement par des bénévoles. Ce faisant, des personnalités d’affaires se sont impliquées pour faire connaître la soirée dans leur réseau, indique Mme Gendreau, réjouie de voir de nouveaux visages. C’est notamment le cas des parrains d’honneurs de l’événement, une douzaine d’industriels de Granby formant le Groupe DMS. Ceux-ci ont adhéré à la cause parce que le fruit de l’argent va directement aux enfants, à travers les dons de chaussures.

« Que des bras et du cœur! souligne-t-elle. On est un CA de 9 personnes. Il y a aussi Serge Tremblay, du magasin Sports Experts, qui nous aide beaucoup. Sans lui, ça ne serait pas possible. C’est lui et toute son équipe qui nous aident à magasiner des souliers à moindre coût et c’est lui qui distribue toutes les paires dans les écoles et les garderies. »

Occasion de réseautage
Pour les cousins Maxime et Jimmy Beauregard, la soirée était également l’occasion parfaite pour faire du réseautage, tout en encourageant une bonne cause.

Tous deux sont issus d’une famille d’entrepreneurs et ont voulu faire de nouvelles connaissances. Ils n’ont pas été déçus. « C’est dynamique et il y a de l’ambiance », ont-ils trouvé.

Certains étaient présents à titre de commanditaires de l’événement, notamment Pierre de Bonville, qui était accompagné de sa femme, Guylaine Lajoie. Celle-ci juge important de chausser les enfants dans le besoin. « Nous, on est chanceux, mais ce n’est pas le cas de tout le monde », déplore-t-elle.

Louisette Foisy et son conjoint étaient aussi de la partie. « On sait qu’il y a tout le temps des enfants qui ont besoin de vêtements. Dans leur cas, on s’occupe de les chausser. »