L'usine Burnbrae Farms située à Upton acheminera plus de 10 000 tonnes de résidus alimentaires par année à la Ville de Saint-Hyacinthe pour les valoriser en gaz naturel renouvelable.

10 000 tonnes de résidus alimentaires valorisées

Soucieuse de limiter son empreinte écologique, l'usine Burnbrae Farms d'Upton vient de conclure une entente avec la Ville de Saint-Hyacinthe, qui recueillera et traitera plus de 10 000 tonnes de résidus alimentaires sortant de l'usine par année pour les valoriser en gaz naturel renouvelable.
L'entreprise spécialisée dans la transformation d'oeufs a la fibre verte. « On parle beaucoup de développement durable et de tout ce qui peut être vert, explique la directrice de l'usine, Julie Dugal. On a beaucoup d'indicateurs de performance au niveau de l'entreprise sur la quantité de déchets, la diminution des volumes de déchets par année. Ce n'est pas que les poubelles, c'est aussi les rejets des eaux usées, les boues, les coquilles, tout ce qui est non comestible. »
Dans une optique de revaloriser certains résidus de son usine d'Upton, Burnbrae Farms a sollicité, il y a quelques années déjà, la Ville de Saint-Hyacinthe, qui exploite la plus grande usine à produire du biogaz à partir de matières organiques au Canada. 
Les eaux utilisées par l'entreprise de transformation d'oeufs doivent être traitées avant de sortir de l'usine, ce qui génère des boues. Et ce sont ces boues qui sont maintenant acheminées du côté de Saint-Hyacinthe, soit plus de 10 000 tonnes de résidus alimentaires par année. 
Avant la signature de cette entente, l'entreprise acheminait les boues vers des champs qui n'étaient pas situés à proximité de ses installations pour qu'elles soient revalorisées. En acheminant ces résidus à l'usine de Saint-Hyacinthe, Burnbrae Farms réduira entre autres le temps du transport et économisera aussi sur sa main-d'oeuvre et son équipement puisque la déshydratation des boues n'est plus nécessaire, ce qui l'était auparavant. 
L'entreprise poursuit ses discussions avec Saint-Hyacinthe afin de peut-être acheminer d'autres types de résidus, comme des oeufs non récupérés et qui sont actuellement acheminés en Ontario, où ils sont utilisés pour la fabrication de la nourriture pour animaux. 
« C'est une première étape. On est en discussions. C'est un partenariat qui est en train de s'installer et c'est donnant-donnant », précise Mme Dugal.
Quotidiennement, entre 2,5 millions et 2,6 millions d'oeufs sont cassés et pasteurisés. Au terme de différents procédés, un produit d'oeuf liquide sort de la chaîne de production pour être vendu à des industries alimentaires, aux institutions et au détail.