Nicolas Dionne a pris part, samedi dernier, à une manifestation contre la relocalisation des services de proximité du CLSC de Richelieu, qui dessert notamment les résidents de Rougemont et de Saint-Césaire.

« Redonner leur dignité aux patients »

S’il est élu député d’Iberville le 1er octobre prochain, le péquiste Nicolas Dionne s’engage à faire tout en son possible pour ramener des services de santé de proximité dans la circonscription.

Le candidat a d’ailleurs pris part, samedi dernier, à une manifestation contre la relocalisation des services de proximité du CLSC de Richelieu, qui dessert notamment les résidents de Rougemont et de Saint-Césaire. Rappelons qu’en juin dernier, le service de consultation sans rendez-vous pour les patients orphelins a été transféré dans une clinique de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Une pétition initiée par M. Dionne et son collègue de Chambly, Christian Picard, a dépassé les 2000 signatures. « La population est interpellée, les gens sont outrés, constate Nicolas Dionne. [La décision du CISSS de la Montérégie-Centre] va à l’encontre du gros bon sens. »

« On a parlé au CISSS, qui relance la balle aux médecins, poursuit-il. Personne ne peut nous dire où c’est rendu : on maintient la pression. »

Les candidats du Parti québécois, ajoute-t-il, sont les seuls à tenir le flambeau dans le dossier. « Notre députée sortante [ndlr : la caquiste Claire Samson], on ne l’a pas vue ni entendue depuis l’annonce », déplore M. Dionne.

Il faut aussi décloisonner les actes réservés aux médecins, réitère le candidat, en permettant aux infirmières, pharmaciens et autres travailleurs de la santé de libérer les médecins afin que ces derniers puissent se concentrer sur les cas les plus sérieux. S’il n’en tenait qu’à son parti, tous les CLSC du Québec offriraient les services d’une infirmière spécialisée à raison de douze heures par jour, sept jours sur sept.

Le tout s’effectuerait à coût nul, indique le péquiste. « Ce qu’on vise, c’est de réorienter des enveloppes déjà prévues, dont les hausses de salaires des médecins, pour financer des services de proximité », dit Nicolas Dionne.

En outre, si son parti formait le prochain gouvernement, pas moins de 100 millions de dollars seraient investis dans le maintien à domicile des patients, pour soulager les centres d’hébergement de soins longue durée.

Le tout engendrerait des économies, allègue le candidat dans Iberville, qui n’a toutefois pas pu préciser combien de places seraient ainsi libérées dans sa circonscription.

« On estime que de garder quelqu’un en CHSLD coûte environ 85 000 $ par année, alors que de maintenir cette personne à domicile, avec des soins appropriés, coûte à peu près 30 000 $, indique M. Dionne. De plus, à la maison, les gens y sont plus heureux, à condition d’être en sécurité et d’obtenir le soutien dont ils ont besoin. Il faut redonner leur dignité aux patients. »