Justice et faits divers

Karl-Emmanuel Villeneuve inapte à subir un procès

Karl-Emmanuel Villeneuve est inapte à subir un procès. Le jeune homme de 20 ans, principal suspect dans le meurtre d’Alexandre Larouche survenu au début du mois à Chicoutimi-Nord, sera détenu à l’hôpital afin de subir des examens plus approfondis qui permettront de déterminer son état mental.

«Le psychiatre confirme mes craintes. Et le psychiatre a confirmé que Villeneuve pourrait être dans un état de psychose», a affirmé l’avocat de la défense, Me Jean-Marc Fradette.

Karl-Emmanuel Villeneuve sera de retour au Palais de justice de Chicoutimi lorsque son état de santé le permettra. 

«Le dossier est sur pause», a confirmé la procureure de la Couronne, Me Mélanie Paré.

Une ordonnance de non-publication a été émise concernant le rapport psychologique réalisé cette semaine. 

Rappelons que Me Fradette a évoqué il y a quelques jours le fait qu’il y a des antécédents de schizophrénie dans la famille de Villeneuve. Il a aussi affirmé que son client, sans antécédent judiciaire, a lui-même reçu des soins dans le domaine de la santé mentale par le passé. Une évaluation psychologique avait été demandée lors du passage de l'accusé en cour mardi. 

Karl-Emmanuel Villeneuve fait face à des accusations de possession d’armes prohibées et de trafic de cocaïne. Aucune accusation de meurtre n’a été déposée contre lui pour le moment.

Avec Patricia Rainville 

Monde

Il reverra son frère lundi pour la première fois depuis la Guerre de Corée

SÉOUL — Quand il partit pour échapper à l'avancée des forces nord-coréennes, Kim Kwang-ho était tellement convaincu qu'il reviendrait vite qu'il ne soigna pas son «au revoir» à son jeune frère. Il va le revoir lundi, pour la première fois en 68 ans.

M. Kim, 81 ans, fait partie de cette poignée de Sud-Coréens qui ont été tirés au sort pour aller la semaine prochaine dans la station de montagne nord-coréenne du mont Kumgang pour une nouvelle série de réunion de familles coréennes séparées par la Guerre.

Des millions de Coréens ont été déplacés au cours de ce conflit (1950-1953) qui a gravé dans le marbre la division de la péninsule. Depuis, les communications civiles entre Nord et Sud — deux zones techniquement en état de guerre — sont interdites.

Depuis 2000, les deux camps ont organisé 20 séries de réunions de familles divisées, généralement au gré de l'amélioration des relations bilatérales. Mais, 65 ans après l'armistice, le temps est compté pour les survivants.

Initialement, 130 000 Sud-Coréens s'étaient portés candidats pour ces réunions. L'immense majorité sont aujourd'hui décédés. La plupart des survivants ont plus de 80 ans. Le doyen, cette année, a 101 ans.

Les cas de parents très proches encore séparés, comme M. Kim et son frère, sont de plus en plus rares.

Certains de ceux qui avaient été tirés au sort pour la réunion de cette année — la première en trois ans — se sont même désistés en apprenant que leur père, leur mère, leur frère ou leur sœur de l'autre côté de la frontière était mort, et qu'ils ne rencontreraient que des parents éloignés qu'ils n'ont jamais vus.

Pas même une photo de famille

«J'étais tellement heureux d'apprendre que mon frère était vivant», confie M. Kim.

Mais ses souvenirs sont confus.

Son père décida de fuir en direction du Sud à la fin 1950 avec ses quatre enfants les plus âgés quand la rumeur annonça l'arrivée des forces nord-coréennes dans leur village du comté de Myongchon, dans l'extrême nord.

M. Kim avait 13 ans, et son frère Kwang Il neuf. Quatre ans de différence synonymes d'une vie de séparation.

«On pensait qu'on ne partait que trois jours, une semaine maximum, alors les femmes et les enfants les plus jeunes restèrent derrière pour garder la maison», explique-t-il.

En partant, ils n'emportèrent rien ou presque, pas même une photo de famille.

Ils marchèrent des centaines de kilomètres en plein hiver, profitant parfois d'une voiture, dans un exode de plusieurs semaines accompagnant le repli de la force des Nations unies commandée par les États-Unis.

Ils furent au final parmi la centaine de milliers de réfugiés évacués à Hungnam lors d'une des plus grandes opérations militaires américaines d'évacuation de civils de l'histoire, celle-là même qui permit la fuite des parents de l'actuel président sud-coréen Moon Jae-in.

«Quand je suis monté à bord du bateau, j'ai réalisé que je ne pourrais plus rentrer», se rappelle M. Kim.

Sept décennies après, la douleur de la séparation reste aussi forte. Et le vieil homme ridé s'en veut de sa difficulté à se remémorer les visages.

«Personne ne peut comprendre»

Il a le souvenir des pleurs de sa mère quand un de ses frères fut tué quelques mois plus tôt pendant la guerre. «Mais il y a sans doute quelque chose qui ne va pas dans ma tête parce que je ne me rappelle pas à quoi ma mère ressemblait.»

Les réfugiés ont refait leur vie au Sud. M. Kim a enseigné la médecine. Mais son père et ses frères et sœurs, tous aujourd'hui décédés, ont toujours évité d'évoquer ceux restés au Nord.

«En parler nous rendait encore plus tristes. Alors nous avons refoulé notre peine dans nos coeurs.»

Lui-même avait abandonné tout espoir de revoir son frère, en pensant qu'il ne rencontrerait que des membres de la génération suivante qui étaient des bébés en 1950.

Mais la Croix-Rouge, qui gère les aspects pratiques des réunions de famille, l'a informé que ses deux neveux étaient morts à 60 ans et que sa nièce, âgée de 74 ans, était paralysée et dans l'incapacité de participer à la réunion. Mais elle lui a aussi annoncé que son frère avait survécu.

«La première chose que je lui dirai sera de le remercier d'être vivant et en bonne santé», dit-il.

Sa mémoire lui joue des tours, mais il est convaincu qu'il reconnaîtra son frère au premier regard: «Nous partageons le même sang donc nous aurons des ressemblances».

Les deux frères auront au total, sur trois jours, une dizaine d'heures pour recoller les morceaux. Et M. Kim ne veut pas penser au moment où il faudra se dire au revoir. Cette fois sans doute pour toujours.

Ce qui le désole, c'est que sa sœur, morte il y a 12 ans, ne sera pas à ses côtés.

«Si elle avait été là, j'aurais eu quelqu'un pour partager ce que je ressens aujourd'hui car personne ne peut comprendre», se lamente-t-il. «Je n'ai personne à qui dire si je suis heureux ou triste.»

Alimentation

De grands chefs internationaux rendent un dernier hommage à Joël Robuchon

POITIERS — Des centaines de grands chefs français et étrangers, dont une délégation du Japon, se sont rassemblés vendredi dans la cathédrale de Poitiers pour rendre un dernier hommage à Joël Robuchon, cuisinier le plus étoilé du monde, mort le 6 août à 73 ans.

Souriant, de noir vêtu comme à son habitude, le chef aux 32 étoiles (au sommet de sa carrière), devenu ambassadeur et emblème mondial de la gastronomie française, dominait sur un poster géant la façade de la cathédrale Saint-Pierre.

De grands restaurants et hôtels de Paris ou Monte Carlo avaient fait déposer de somptueuses gerbes, tout comme des anonymes dont l'un avait écrit «À celui qui a éduqué nos papilles».

Les obsèques de Joël Robuchon, qui a succombé à un cancer à Genève, ont eu lieu la semaine dernière dans l'intimité, selon le voeu de la famille, qui voulait aussi rendre un hommage public dans la ville natale de ce chef «affectueusement attaché» à sa région du Poitou (centre-ouest).

Vestes blanches de cuisinier, ou noires des ateliers Robuchon, costumes de deuil, les chefs se sont retrouvés dans cette cathédrale qui domine la ville haute.

Parmi eux, les multi-étoilés Michel Guérard, André Dutournier, Alain Ducasse, mais aussi Jacques Maximin. C'est sa fille, Françoise Bernachon-Bocuse, qui représentait Paul Bocuse, l'autre grand chef français disparu cette année, en janvier.

«Au Panthéon des grandes toques»

«Avec lui j'ai tout réappris, tout recommencé à zéro. Il était un artisan hors pair, un palais d'exception, l'excellence dans la simplicité», a raconté, la voix secouée par l'émotion, le chef Eric Briffard, ancien second de Robuchon.

Une délégation du Japon, un pays dont Joël Robuchon était épris et où il avait ouvert trois restaurants étoilés à Tokyo, était aussi présente. Tout comme son fils franco-japonais Louis Robuchon-Abe.

Hirohisa Koyama, 69 ans, chef japonais avec 5 restaurants à Tokyo et Osaka, collaborait avec Robuchon depuis 30 ans. «À ma connaissance, il est le premier chef français à avoir maîtrisé la sauce soja... Au Japon on nous demande de plus en plus de cuisine française. C'est l'impact de Joël Robuchon. En France je ne sais pas, mais au Japon il est le Dieu de la cuisine française», dit-il en japonais, traduit par sa fille.

Vestes blanches, cols bleu-blanc-rouge: une centaine de titulaires du titre de Meilleur Ouvrier de France, comme l'était Joël Robuchon, étaient aussi présents.

«Très vite, tu as senti et anticipé ce mouvement planétaire autour de la gastronomie. Ton empreinte et ta marque sont indélébiles», a lancé sous les voutes gothiques de la cathédrale le chef français Guy Savoy.

«Joël Robuchon a rejoint Paul Bocuse dans le Panthéon des grandes toques. Il ne dissociait pas une vocation professionnelle d'une vocation spirituelle», a dit du très pieux chef le critique gastronomique Périco Légasse.

L'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, également originaire de la région, a voulu donner une nouvelle impulsion à un projet auquel tenait le défunt: la création d'une école internationale de cuisine dans le Poitou. «Nombreux sont ici les amis, les disciples, prêts à s'impliquer pour donner vie à son rêve», a-t-il lancé.

La présence de Régis Lebrun, PDG du groupe alimentaire Fleury Michon avec qui Joël Robuchon a longtemps travaillé, rappelait aussi le sens des affaires du cuisinier qui avait su ouvrir des restaurants à Las Vegas, Macao ou encore Bangkok.

«Vous nous avez ouvert le chemin, un grand merci à vous. Reposez-vous en paix. On est là!», a lancé sous les ovations Eric Bouchenoire, qui fut le fidèle second de Joël Robuchon pendant une trentaine d'années.

La cérémonie se tenait à quelques centaines de mètres du lieu où la vie de Joël Robuchon avait commencé, dans une maison de la «Grand Rue» où il habitait avec ses parents. Il devait ensuite rejoindre une école cléricale, mais sa découverte de la cuisine l'avait détourné de la prêtrise à laquelle il se destinait.

Monde

Deux plages de Cape Cod ont été fermées au public à cause des requins

Les autorités du Massachusetts ont fermé deux plages de Cape Cod après que des personnes eurent rapportées avoir vu des requins.

Selon le service de parc national Cape Cod National Seashore, un requin a été aperçu jeudi après-midi dans les eaux de Race Point Beach, situé sur les côtes de la municipalité de Provincetown.

Sur des images vidéo, on peut voir le requin en train de se nourrir d'un phoque, tout près de la rive.

Un peu plus tôt dans la journée, l'accès à la plage Meadow Beach a également été fermé à Truro après plusieurs signalements de requins.

La veille, un homme âgé de 61 ans a été mordu par un requin à Long Nook Beach toujours dans la petite municipalité de Truro. L'homme a été transporté à l'hôpital pour y soigner des perforations au torse et aux jambes.

La dernière fois qu'une attaque de requin a coûté la vie à une personne dans l'État américain du Massachusetts remonte à 1936.

Actualités

Sécurité routière à Saint-Césaire: un citoyen réclame des améliorations

Faisant de la sécurité routière son cheval de bataille, le Césairois Jean-Paul Pelletier demande au ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des Transports (MTMDET) d’instaurer certaines mesures visant à améliorer la circulation et le partage de la route à Saint-Césaire.

Le retraité est l’instigateur d’une pétition réclamant l’installation d’un feu de circulation à l’angle de la route 112 et de la rue Neveu. En à peine 5 jours, il avait amassé plus de 600 signatures.

Actualités

L'actualité régionale en bref

Une bagarre fait trois blessés 

Les policiers de Granby enquêtent sur une bagarre impliquant huit personnes qui a éclaté devant le Dooly’s, dans la nuit de mercredi à jeudi. À l’arrivée des agents, il ne restait plus que deux hommes et une femme qui étaient blessés. Les hommes, âgés dans la vingtaine et la trentaine, avaient reçu du poivre de Cayenne tandis que la femme, âgée dans la vingtaine, présentait des blessures au visage. Les policiers ont tenté d’en savoir davantage sur ce qui s’était produit, mais le trio n’offre aucune collaboration, indique Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby. Les deux hommes, originaires de Granby, sont connus des policiers. « L’événement est encore sous enquête », indique M. Rousseau. Karine Blanchard

Contraventions salées pour une conductrice

Une conductrice de 19 ans paiera cher la note pour avoir pris le volant après avoir consommé de l’alcool et avoir omis d’effectuer un arrêt obligatoire, mercredi soir. La jeune femme roulait sur le chemin Hallé, à East Farnham, quand elle a omis de s’arrêter à l’intersection de la route 139, ce qui a rendu inévitable la collision avec une voiture qui passait au même moment. Les deux conductrices n’ont pas été blessées. L’automobiliste de 19 ans avait consommé de l’alcool, alors qu’elle est soumise à la mesure zéro alcool au volant. Cette infraction lui a valu une contravention de 484 $ et quatre points d’inaptitude. Son permis de conduire a aussi été suspendu 90 jours. Les policiers lui ont également donné une contravention de 169 $ pour avoir omis d’effectuer son arrêt obligatoire. Quant à la conductrice impliquée malgré elle dans l’accident, elle a aussi reçu une contravention. Son véhicule n’était pas assuré, ce qui lui a valu un constat de 509 $. Karine Blanchard

Cannabis: Stukely-Sud circonscrit la zone permise

Après avoir adopté en mai un avis de motion modifiant son règlement de zonage pour ne permettre la culture de cannabis qu’en zone agricole, la municipalité de Stukely-Sud a choisi d’interdire cet usage dans les zones dites rurales. Un avis de motion et un premier projet de règlement ont été adoptés en ce sens à la séance publique de lundi soir. Qui plus est, toute entreprise de production de cannabis s’installant dans la municipalité devra obligatoirement aménager une zone tampon boisée autour de ses installations, stipule le projet de règlement. Marie-Ève Martel

Terrain de soccer: pas de subvention pour Stukely-Sud

La demande de subvention déposée ce printemps par la municipalité de Stukely-Sud au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, dans le cadre de son Programme de soutien aux installations sportives et récréatives, n’a pas été retenue, faute de fonds disponibles, a-t-on appris lors de la séance du conseil, lundi soir. Rappelons que la municipalité souhaitait obtenir une aide financière d’environ 100 000 $ pour financer la moitié de la facture de l’aménagement d’un terrain de soccer municipal de 100 mètres sur 65 mètres. Se doter d’une telle infrastructure, indiquait alors le maire Patrick Leblond, aurait profité aux Dilligents ainsi qu’à leurs voisins d’Eastman. Marie-Ève Martel

Une politique pour encadrer les dons à Saint-Césaire

À l’instar de Sainte-Angèle-de-Monnoir, qui a adopté une mesure similaire en avril, la municipalité de Saint-Césaire a adopté, mardi soir, une politique encadrant l’octroi de dons et de soutien financier aux organismes communautaires sur son territoire. « On est de plus en plus sollicités, soutient le maire Guy Benjamin, mais quand vient le temps d’évaluer les demandes, on n’a pas de référence pour savoir à qui on donne et dans quelle mesure. » La politique amène donc la création d’un comité qui sera chargé d’évaluer chaque dossier et d’établir les balises dans le cadre desquelles la municipalité apportera son soutien financier. Marie-Ève Martel

Actualités

Acton Vale reçoit une aide de 2,93 M$

Plusieurs municipalités de la région pourront bénéficier de l’appui financier du gouvernement du Québec pour réaliser des projets d’infrastructures sportives et de loisirs. En tout, 17 projets ont été retenus en Montérégie dans le cadre de la quatrième phase du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives, totalisant près de 21 millions de dollars en subventions.

Outre le projet de vélodrome intérieur du Centre national de cyclisme de Bromont, dont la subvention de 4,5 millions de dollars a été annoncée lundi, notons que la Ville d’Acton Vale touchera un peu plus de 2,93 millions de dollars pour construire un tout nouveau gymnase double multifonctionnel à la Polyvalente Robert-Ouimet dans la commission scolaire de Saint-Hyacinthe.

Actualités

Candidate libéral dans Granby: Lyne Laverdure veut attirer plus de travailleurs

La candidate libérale dans Granby, Lyne Laverdure, cible le manque de main-d’œuvre comme principale problématique économique dans sa région. En compagnie de la candidate vedette Marwah Rizqy, elle a présenté quelques solutions qu’elle souhaite mettre de l’avant lors de la prochaine campagne électorale.

« Il faut mobiliser les intervenants pour régler le problème parce que si on ne réagit pas, on devra gérer la décroissance économique », prévoit Mme Laverdure.

Actualités

Aréna à Saint-Césaire: le dossier est sur la glace

Le projet de reconstruction de l’aréna Guy-Nadeau est encore sur la glace. Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport n’a pas retenu la demande d’aide financière déposée par la municipalité de Saint-Césaire.

En février dernier, Saint-Césaire avait déposé une première demande de subvention, dans le cadre du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives - Phase IV pour financer la construction d’un futur aréna, destiné à remplacer l’actuel aréna Guy-Nadeau, dont on a cessé les opérations en juillet 2017 à la suite d’une plainte formulée à la CNESST.

Autour du globe, 17 août 2018