Justice et faits divers

Homicide à Lac-Bouchette

Un corps a été retrouvé dans un chalet incendié du chemin du Barrage, à Lac-Bouchette, au Lac-Saint-Jean, tôt dimanche matin. La Sûreté du Québec (SQ) confirme qu’elle traite l’affaire comme un homicide.


Les policiers ont été appelés à se rendre sur les lieux, vers 5h dimanche matin, puisque le chalet était la proie des flammes. Une dépouille a été découverte dans les décombres. Aucun détail n’a été dévoilé quant à l’identité et au sexe du cadavre.

« L’enquête nous démontre qu’il s’agit d’un homicide », a confirmé le sergent de la Sûreté du Québec, Louis-Philippe Bibeau. Le service des crimes contre la personne s’occupe du dossier, et un technicien en incendie s’est rendu sur place pour analyser la scène.

La SQ ne pouvait pas donner plus de détails sur les liens entre la victime et l’homme arrêté. Après son arrestation, le suspect a été interrogé par les enquêteurs.

« Je n’ai pas la mention qu’il est considéré comme un témoin important et lorsqu’une personne est arrêtée, c’est parce qu’on a les motifs raisonnables de croire qu’elle peut être reliée à une infraction », a fait savoir le sergent Bibeau.

Deuxième homicide

Il s’agit du deuxième meurtre à survenir au Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis le début de l’année. À la fin du mois de juillet, Alexandre Larouche a été assassiné dans une maison de la rue Johanna, à Chicoutimi-Nord. La victime, âgée de 22 ans, aurait été tirée à bout portant par un fusil de calibre ,12. Au moins deux balles l’auraient atteinte, dont une à la tête et une autre dans le dos.

À la suite de l’enquête, Karl-Emmanuel Villeneuve a été formellement accusé de meurtre au premier degré. Le criminaliste Jean-Marc Fradette a depuis déposé une requête en Cour supérieure pour libérer son client de 20 ans en attendant la suite des procédures. Le dossier est toujours en délibéré par le juge Raymond Pronovost.

Actualités

Succès pour le Marché de Noël LOKO à Granby

Le premier marché de Noël LOKO a connu un franc succès, ce week-end, à Granby.

« C’est au-delà de nos espérances, confie l’instigatrice Nathalie Jacques, qui tenait son troisième Marché LOKO, mais son premier dans le temps des Fêtes. Au début je pensais avoir 40 exposants, mais rapidement ça a monté à plus de 70. J’avais encore des demandes d’une vingtaine d’autres artisans. Il y a vraiment un engouement. »

Tenu au complexe sportif Artopex tout le week-end, il s’agirait du plus gros marché du genre dans la région. Tricot, peinture, graphisme, soins corporels, produits écologiques et bois, sans compter des activités pour les enfants et de la musique en direct, il y avait vraiment de tout pour compléter les emplettes de Noël.

Mme Jacques a reçu plusieurs commentaires élogieux, tant du côté des exposants que des clients, dont certains sont restés des heures sur le site pour tout voir.

Santé

Fracturation hydraulique: un danger pour la santé

CARLETON — L’Association canadienne des médecins pour l’environnement recommande l’abandon de tous les projets de fracturation hydraulique au pays. Ces médecins se basent surtout sur des études publiées depuis 2013, études associant dans 84 % des cas la nocivité des produits utilisés ou dégagés par cette méthode d’exploration d’hydrocarbures à un impact négatif pour la santé.

Le médecin Éric Notebaert, professeur de médecine à l’Université de Montréal, a passé en revue l’essentiel des dernières études nord-américaines portant sur la fracturation hydraulique et elles vont très majoritairement dans le même sens.

«Il y a plus de 1000, en fait 1021 produits utilisés par les compagnies effectuant de la fracturation hydraulique et 90 % de ces produits ont une toxicité humaine. On manque en plus beaucoup d’information à propos de leur toxicité reproductive et développementale, de même qu’au sujet du potentiel cancérogène de la grande majorité de ces produits», note le DNotebaert. Il vient d’effectuer une tournée en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent pour présenter ces résultats.

Il souligne que les opérations de fracturation hydraulique menées en Amérique du Nord, dont une importante concentration en Pennsylvanie, ont été réalisées dans une apparente ignorance des dangers pour la santé de l’injection dans le sol d’importantes quantités de produits chimiques, et du dégagement de gaz lors de découvertes d’hydrocarbures.

«La toxicité de gaz comme les oxydes d’azote, le dioxyde de souffre, le benzène et l’éthane ont des effets encore plus dommageables dans l’air que les produits injectés dans le sol, avec les renseignements disponibles», dit-il.

Silence sur la nature des produits

Ce qui sidère M. Notebaert, c’est que les autorités gouvernementales n’exigent pas que les compagnies d’exploration soumettent la liste des produits utilisés aux autorités de la santé et de l’environnement.

«La soupe de chaque compagnie va varier en fonction de la formation géologique. Je ne suis pas géologue mais je présume que cette soupe contient quelques dizaines voire quelques centaines de produits. Le problème, c’est que la composition de cette soupe demeure un secret de compagnie», déplore-t-il.

Ces produits chimiques contaminent l’eau, la nappe phréatique notamment, et l’air. Les forages et la fracturation brassent les éléments radioactifs contenus dans le sol, suffisamment pour que la radioactivité qui en découle atteigne en certains endroits quelques centaines ou quelques milliers de fois la norme permise, ce qui augmente le risque lors de contacts avec ces matières.

Le DNotebaert décline une longue liste d’effets sur la santé associés à la fracturation : cancer, problèmes respiratoires, fatigue et perturbations endocriniennes. Ces perturbations peuvent induire l’infertilité, un développement anormal du fœtus, la puberté précoce, le diabète, l’obésité, des problèmes neurologiques et des troubles d’apprentissage.

Effets à long terme à étudier

Cette liste est également incomplète du simple fait, dit-il, que l’intensification récente de la fracturation dans certains coins des États-Unis et en Colombie-Britannique y multipliera des effets à long terme, effets qui restent donc à étudier.

«Avant de développer un cancer, ça prend une latence de quelques années, parfois une dizaine et une vingtaine d’années. Sauf que 80 % des études sur la fracturation ont été réalisées depuis 2013», résume le Dr Notebaert.

De plus, il y a une corrélation entre le nombre de puits forés dans une région donnée et le nombre d’hospitalisations.

En outre, «il y a une hausse nette du nombre de bébés de petit poids quand on se situe à moins de 2,5 kilomètres d’un forage. Quand on est à moins d’un kilomètre, il y a une hausse de 25 % des bébés de petit poids. L’impact peut se faire sentir jusqu’à 3,5 kilomètres et même 5 kilomètres, dans certaines études», souligne le médecin.

À l’abandon complet et définitif de toute fracturation, l’Association canadienne des médecins pour l’environnement «demande de délaisser complètement le développement des hydrocarbures, afin de limiter le réchauffement climatique», insiste le Dr Notebaert.

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Politique

Arbitrages épineux en vue pour Legault [ANALYSE]

Attendu en février ou mars, le projet de loi encadrant les signes religieux donnera lieu aux plus importants arbitrages internes qu’aura eu à rendre le gouvernement Legault depuis son élection.

Le premier ministre et son entourage devront trancher entre divers scénarios courant au sein même de l’équipe gouvernementale. Pour être complète, leur réflexion devra viser à décrocher l’appui d’au moins un parti d’opposition à l’Assemblée nationale.

Pour le cannabis et l’immigration, il ne s’agissait et ne s’agit que de concrétiser des engagements électoraux clairs et précis. Sur ces deux sujets, le gouvernement a avancé et avance sans tiraillements et sans louvoyer sur la place publique. Ce n’est pas le cas pour le port de signes religieux.

Outre l’interdiction à venir pour les policiers, les juges, les procureurs et les gardiens des centres de détention, du flou subsiste. Le gouvernement louvoie. Surtout sur la question du «droit acquis» pour les enseignants.

Le 27 novembre, François Legault avait été très clair : pas de droit acquis. Un mois plus tôt, le premier ministre s’était pourtant montré ouvert à ce que l’interdiction ne s’applique qu’aux nouveaux enseignants — et pas à ceux déjà en poste. Même ouverture la semaine dernière dans une entrevue à Radio-Canada, du moins à une discussion là-dessus.

Ces allers-retours publics témoignent du flottement à l’interne.

Il faudra l’appui d’un autre parti

Malgré son écrasante majorité à l’Assemblée nationale, la Coalition avenir Québec aurait politiquement intérêt à bénéficier de l’appui d’un parti d’opposition avec ce projet de loi du ministre Simon Jolin-Barrette.

Quoi qu’elle fasse, elle n’aura pas celui de Québec solidaire ni celui du Parti libéral du Québec. Les solidaires refusent tout interdit chez les enseignants; et les libéraux, tout interdit pour qui que ce soit.

Mais la Coalition avenir Québec pourrait obtenir celui du Parti québécois avec une clause de droit acquis pour les enseignants.

Ne viser que les futurs enseignants susciterait de l’insatisfaction chez plusieurs Québécois. Mais dans les écoles et dans bien des familles, une clause de droit acquis éviterait des drames humains liés à des pertes de poste. C’est la voie que le gouvernement devrait choisir.

Beaucoup de temps, le cas échéant

S’il devait malgré tout refuser tout droit acquis, il devra laisser du temps aux enseignantes visées — ce seront surtout des femmes portant le hijab qui seront touchées. Beaucoup de temps.

En toute humanité, l’interdiction ne pourrait pas s’appliquer au bout de quatre mois seulement, par exemple. Un bien plus long délai serait humainement requis. Mais de combien de temps, ce délai? D’un an? De deux ans? De trois? De plus? Ce sera, le cas échéant, un autre arbitrage difficile.

Illogisme

Il faut aussi dire à quel point il est illogique de vouloir interdire le port de signes religieux chez les enseignants du primaire et du secondaire du réseau public, mais pas chez ceux des écoles privées. C’est tellement illogique que des caquistes à l’Assemblée nationale s’étonnent encore d’apprendre que cette distinction est censée exister.

Pourquoi ce qui vaut pour les uns ne vaudrait-il pas pour les autres? Les écoles privées ne vivent-elles pas aussi du soutien de l’État québécois?

Raisonnables ou pas? 

Autre arbitrage délicat en vue : appliquer d’entrée de jeu la clause dérogatoire, comme François Legault en a évoqué la possibilité la semaine dernière, ou y recourir ultérieurement si nécessaire?

Plus tôt cet automne, le ministre Jolin-Barrette avait plutôt exclu la possibilité d’y recourir d’emblée. Il avait bien raison. 

Recourir à la clause dérogatoire ne constituerait en rien un sacrilège. La question n’est pas là. Mais le faire d’entrée de jeu serait reconnaître que cette loi irait à l’encontre de la Charte canadienne des droits et libertés. Si c’était le cas, c’est qu’elle écorcherait aussi la Charte québécoise.

Dans une première étape, le gouvernement Legault devrait plutôt faire en sorte et démontrer que les restrictions qu’apportera sa législation sont raisonnables et qu’elles se justifient dans une société libre et démocratique comme la nôtre. Sinon, il admettra que ce n’est pas le cas.

Actualités

Réflexion citoyenne sur la démolition de la Filtex à Sutton

Une cinquantaine de personnes ont réfléchi ensemble à l’avenir du site de l’ancienne usine Filtex, samedi matin. Ils ont mis leurs idées en commun et rêvé au nouveau visage que pourrait prendre le cœur du village une fois ces bâtiments démolis et le site réaménagé.

Cette initiative en est une du Forum citoyen-Sutton, un groupe de réflexion sur les affaires municipales suttonnaises, et non de la Municipalité. D’ailleurs, aucun élu n’a répondu à l’invitation — quelque peu dernière minute — du groupe. L’invitation a été lancée il y a quelques jours en réaction aux démarches précipitées pour la démolition des édifices de la Filtex depuis qu’un mur s’est effondré, à la fin de novembre.

Actualités

La Fondation des foyers de Farnham s'offre Grégory Charles en cadeau

La Fondation des foyers de Farnham souhaitait faire les choses en grand pour fêter ses 25 ans. Pour conclure cette année de célébrations, l’organisme de Farnham a convié ses donateurs à un concert de Grégory Charles dimanche après-midi à l’église Saint-Romuald. Ces derniers se sont déplacés en masse.

Une heure avant le spectacle, la file d’attente était telle qu’on chuchotait que les organisateurs avaient peut-être exagéré un brin la capacité d’accueil de la salle.

Actualités

50 000 $ pour le centre de pédiatrie sociale Main dans la main

La 16e guignolée du centre de pédiatrie sociale Main dans la main a permis d’amasser environ 50 000 $, en date de dimanche.

Samedi, plus de 200 bénévoles étaient postés dans les rues de Lac-Brome, Dunham, Bromont, Cowansville et Sutton afin de recueillir les dons du public.

Ysabelle Proulx, qui pilote la campagne de financement, rappelle que Main dans la main est l’un des 26 centres certifiés par la Fondation du Dr Julien. Les organismes certifiés tiennent leur campagne de financement simultanément, mais les dons amassés demeureront dans la région.

Le centre de pédiatrie sociale souhaite atteindre les 55 000 $ d’ici le 15 janvier. L’an dernier, la 15e guignolée avait permis d’amasser 45 000 $ dans les rues de la MRC. Ysabelle Proulx souligne qu’il est toujours possible de donner à l’organisme via son site web ou en appelant directement au centre.

Actualités

Blessé lors d'une descente en planche à neige: son casque n’était pas superflu

La vie de René Barber aurait pu basculer, le 11 décembre, s’il n’avait pas porté de casque. On pourrait croire qu’il est né avec une planche au bout des pieds tellement il pratique ce sport avec aisance. Malgré cela, il est violemment tombé sur une piste de Bromont de catégorie difficile.

« L’impact a l’air d’avoir été assez intense. Si le casque ne m’a pas sauvé la vie, c’est sûr que ça m’a sauvé de quelque chose, croit le planchiste de Saint-Jean-sur-Richelieu. Ça aurait été bien pire si je n’avais pas eu de casque. »

Actualités

NousRire: 120 commandes pour une première livraison à Granby

Il y avait de l’action à la Ferme Héritage Miner, samedi. Environ 120 personnes s’y sont rendues pour prendre possession de leur première commande NousRire, un groupe d’achat d’aliments biologiques et écoresponsables.

« La demande était super forte, constate Michelle Pinard, qui s’occupe de quelques points de chute de NousRire. On a environ 17 points de chute et c’est la première fois qu’il y a une aussi grosse première commande. »

Politique

Le Canada cherche à annuler un contrat d'armement avec l'Arabie Saoudite

Le Canada cherche les moyens de ne pas honorer un important contrat de vente d'armes à l'Arabie Saoudite, a annoncé dimanche le premier ministre canadien Justin Trudeau, critiqué par l'opposition et les défenseurs des droits de l'Homme.

M. Trudeau avait jusqu'à présent estimé qu'il était «extrêmement difficile» d'annuler ce contrat de 15 milliards de dollars canadiens (9,9 milliards d'euros), signé par le précédent gouvernement conservateur, «sans devoir payer des pénalités exorbitantes».