Fauteux discrédite Labbé

Corinne Labbé leurre les électeurs de Cowansville avec ses promesses électorales, soutient le maire sortant Arthur Fauteux. Il laisse de plus entendre qu'elle aurait reçu 1000 $ en rémunération de la Régie intermunicipale des déchets de Brome-Missisquoi sans en avoir le droit.

Dans un point de presse musclé vendredi matin, M. Fauteux, qui ne sollicite pas un autre mandat, a décortiqué le programme électoral de Mme Labbé, l'accusant de leurrer les citoyens avec ses promesses. Il a maintes fois utilisé l'expression «fausses nouvelles» pour parler des engagements de l'aspirante mairesse. «Les citoyens ont le droit de savoir à qui ils ont affaire», a-t-il affirmé.

«On parle de candidats qui se présentent sans idées. Est-ce qu'on peut aussi parler de gens qui disent n'importe quoi», s'est interrogé à voix haute M. Fauteux. Selon lui, Mme Labbé nuit à l'image de la Ville, fait fuir de possibles investisseurs et induit les citoyens en erreur lorsqu'elle parle des finances publiques de la municipalité.

M. Fauteux a également remis en question la probité de l'ancienne conseillère. Elle aurait facturé des rencontres de travail à la Régie, où elle a siégé de 2013 à 2016, pour lesquelles elle n'avait pas le droit. Une directive de l'organisme oblige les membres de son conseil d'administration de ne facturer qu'une seule journée lorsqu'ils assistent à plus de deux rencontres.

En réponse aux questions des journalistes, M. Fauteux a assuré que sa sortie ne pouvait être interprétée par une possible avance de Mme Labbé dans les intentions de votes. Il dit n'avoir aucune information à ce sujet. Son but est que la démocratie puisse s'exprimer.

M. Fauteux a reconnu appuyer la candidate Sylvie Beauregard dans la course à la mairie.

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Centre-ville: Bonin prêt à agir

Le maire sortant de la ville de Granby et à nouveau candidat, Pascal Bonin, souhaite agir rapidement pour donner un coup de pouce au centre-ville. La mise en place d'une aide financière aux nouveaux locataires commerciaux et l'aménagement d'un marché public trois saisons sont entre autres dans sa mire.

«On ne peut pas geler tout ce qu'il se passe en attendant d'avoir un plan complet. (...) On le sait qu'il y a des locaux vides: agissons», a-t-il laissé tomber à l'occasion d'un point de presse tenu vendredi.

Pascal Bonin précise que les actions qu'il souhaite mettre de l'avant dès 2018 ne nécessitent pas l'injection de sommes importantes. Elles sont en fait chiffrées à 500 000 $. Une partie de cette somme pourrait être puisée à même l'abolition du programme de rénovation de façades du centre-ville, qui est en perte de vitesse, selon lui, et profite d'une enveloppe de 250 000 $.  

Plus de détails à venir. 


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Une maison en construction rasée par un feu

Une maison en construction qui était sur le point d’être habitée a été détruite par un incendie, tôt vendredi matin, à Sainte-Sabine. Une trentaine de pompiers ont combattu le brasier qui aurait été causé par un problème électrique.

Les voisins de la propriété qui n’était pas encore occupée ont alerté les pompiers peu avant 6h30. Ils voyaient les flammes sortir de la maison en construction. «Tout l’entretoit était en feu», décrit Mario Nareau, directeur du Service des incendies de Farnham.
Une trentaine de pompiers de Farnham, Notre-Dame-de-Stanbridge, Bedford et Sainte-Brigide-d'Iberville ont combattu le brasier. Certains sapeurs étaient affectés au transport d’eau puisqu’il n’y a pas de borne-fontaine dans le secteur.
Plus de détails à venir

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Pancartes électorales: Bélanger réagit aux propos de Bonin

Le candidat à la mairie de Granby, Yves Bélanger, estime que la récente sortie médiatique du maire sortant et à nouveau candidat, Pascal Bonin, sur ses pancartes électorales démontre qu'il s'agit là d'un «échec sur le plan politique».

Yves Bélanger a affirmé que les pancartes de Pascal Bonin, dont certaines le représentent en super héros, sont certes «une réussite sur le plan artistique». Mais, selon lui, elles «ridiculisent la fonction de maire». «Ça enlève du sérieux à la campagne électorale», a-t-il déclaré vendredi en marge d'un point de presse qu'il a tenu sur le thème de l'entrepreneuriat. 

«Le 5 novembre prochain, on ne fait pas le choix, le casting, pour une vedette de film de super héro. On fait le choix d'un maire, un poste stratégique, important, où on veut quelqu'un qui représente l'ensemble de la population, qui est un leader crédible et rassembleur», a-t-il ajouté. 

Pascal Bonin a rappelé cette semaine que ses pancartes électorales ont fait l'objet d'un appel d'offres. Ce sont ainsi les créateurs des affiches qui ont proposé les concepts. Le maire sortant a dit avoir accepté les croquis le représentant en super héros, car il les jugeait «originaux et humoristiques». À ses yeux, cela ne dénote pas un manque de sérieux.  

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Départs de médecins à Sutton: la communauté sur le qui-vive

Le spectre du départ à la retraite de deux des quatre médecins qui pratiquent à la clinique de Sutton soulève de vives inquiétudes. En ce sens, l’attribution par Québec de nouveaux omnipraticiens dans la région est «cruciale» pour éviter que des centaines de patients deviennent orphelins, clament les membres du comité de vigilance des services de santé de Sutton.

L’équilibre des soins de santé est fragile dans un petit milieu comme Sutton. Perdre un seul médecin serait catastrophique, a fait valoir Diane Ferland, responsable du comité de vigilance des services de santé de Sutton. «On ne peut pas rester les bras croisés en espérant que les choses vont se régler toutes seules, a-t-elle indiqué en entrevue. On doit se mobiliser pour que le gouvernement comprenne l’urgence d’agir.»

Une lettre a par ailleurs été envoyée le 21 septembre par le comité au ministre de la Santé, Gaétan Barrette pour lui faire part de ses inquiétudes. On y dresse entre autres un portrait démographique et de certaines caractéristiques du milieu.

«Les personnes de 65 ans et plus représentent plus de 33,4% des résidents permanents de notre municipalité. L’âge médian est de 58,3 ans comparativement à 49 ans pour la MRC Brome-Missisquoi. La desserte en transport collectif et adapté est limitée. [...] Considérant [notamment] la priorité d’offrir des services de première ligne et de proximité; l’impact majeur sur [l’offre] des services d’une petite clinique GMF (groupe de médecine de famille) en milieu rural; les risques de fragiliser et désorganiser la clinique, entraînant un recul de la performance acquise du GMF de Sutton [...] nous demandons le remplacement des médecins qui prendront leur retraite et l’ajout d’un médecin pour combler la tâche de la ressource [Dr Michel Camirand] qui assume actuellement des tâches administratives au CIUSSS», peut-on lire dans la missive.

«Je tiens à vous informer que le conseil d’administration de notre établissement suivra ce dossier de près. [...] Soyez assurée que, tout comme vous, je suis sensible à cette situation et j’espère un dénouement favorable», a répondu le 28 septembre au comité de vigilance Jacques Fortier, président du conseil d’administration du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie, ayant reçu copie de la lettre adressée au ministre de la Santé.

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Coop d’habitation pour aînés: un projet sur la table à Bromont

Un projet de coopérative d’habitation pour aînés est dans les cartons à Bromont. Une séance d’information est prévue le mois prochain pour ce projet qui viendrait répondre à un besoin, selon son instigateur.

L’idée d’André Fournier est née lorsque sa mère voulait aller dans une résidence privée. Il a alors constaté que le loyer était très dispendieux. Il connait également des gens qui ne peuvent avoir accès aux habitations à loyer modique (HLM) puisqu’ils ne respectent pas certains critères. « Je sais que certains attendent une place depuis 3 à 4 ans », a-t-il indiqué.

La coopérative d’habitation pour aînés de 65 ans et plus permettrait à ces gens de se loger dans un endroit sécuritaire, sans se ruiner et sans quitter leur milieu de vie des dernières années. Comme l’exige la Société d’habitation du Québec (SHQ), la moitié des logements serait à prix modique, a ajouté M. Fournier.

« L’avantage, c’est que les locataires sont membres des bâtiments. S’il y a des petits travaux à faire, ils pourront donner un coup de main selon leurs capacités pour éviter les frais de main-d’oeuvre. »

Il cite en exemple le ménage des entrées et le remplacement de pièces de plomberie. Celui qui porte le projet se dit toutefois conscient que les résidents ne passeraient probablement pas la tondeuse et ne déneigeraient pas, car ce sont des tâches exigeantes physiquement.

Par ailleurs, soutient-il, ce partage de responsabilités pour la gestion et l’entretien de l’immeuble permet une réduction du loyer. « Ce sont les locataires qui seront propriétaires, a précisé M. Fournier. Il y a un comité provisoire qui est formé de six personnes et, quand la construction sera faite et que les locataires seront rentrés, on formera un comité avec eux. »

En démarrage

Rien n’est toutefois assuré pour le moment. Le projet est toujours à un stade préliminaire. M. Fournier indique que la SHQ assumerait une partie du financement, mais d’autres moyens pour payer l’hypothèque devront être trouvés. Le comité de démarrage est épaulé par Entraide Habitat Estrie et le Groupe d’animation populaire en habitation. Aucun plan n’a été réalisé à ce jour. 

La prochaine étape consiste en une rencontre avec le directeur de l’urbanisme de Bromont puis les nouveaux élus au conseil. Le comité convie l’ensemble de la population à une soirée d’information, qui aura lieu le 29 novembre à 19h, à l’église Saint-François-Xavier. La séance permettra notamment de prendre le pouls des citoyens pour développer le projet embryonnaire.

« Ce sont des logements pour 65 ans et plus. [On envisage] un autre édifice pour les 75 ans et plus, autonomes et semi-autonomes, avec le repas du midi fourni. On travaille sur les deux édifices. Reste à voir lequel on priorisera. »

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Déficit de 17 millions $ au CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a accumulé un déficit de 17 milions $ au cours des six derniers mois en raison notamment de sa pénurie de main-d’oeuvre. Malgré tout, la direction de l’établissement entend maintenir son niveau d’activité dans tous les services, sans exception.

« Pour arriver à retrouver la santé humaine et financière de notre établissement et remplir notre mission en maintenant l’accessibilité des soins et services, nous concentrerons nos efforts sur les actions et décisions qui permettront de stabiliser les équipes et les opérations », a souligné lors d’un point de presse Patricia Gauthier, présidente-directrice générale.

Soulignons que le budget annuel du CIUSSS de l’Estrie-CHUS est de 1,4 milliard $. Le déficit de 17 millions $ représente donc 2,5 % du budget.

Le conseil d’administration CIUSSS de l’Estrie – CHUS a adopté mercredi soir un plan de retour à l’équilibre budgétaire, et ses membres entendent déployer tous les efforts pour s’en rapprocher au 31 mars 2018 à la fin de l’année financière en cours, mais « il est réaliste de croire que nous y parviendrons au 31 mars 2019 », ajoute Pierre-Albert Coubat, directeur des ressources financières et de la logistique.

Santé psychologique liée au travail?

Les congés de maladie continuent de s’accroître au CIUSSS de l’Estrie-CHUS à un rythme soutenu, ce qui exige l’emploi de temps supplémentaire et de main-d’oeuvre indépendante.

« Sur notre déficit de 17 millions $, 3,3 millions $ sont liés aux absences maladie et à l’assurance salaire, 6 millions $ au temps supplémentaire et aux primes qui s’y rattachent, et 1,5 M$ concerne l’embauche de main-d’oeuvre indépendante », énumère Pierre-Albert Coubat.
Lors de la fusion des 14 ex-établissements de santé le 1er avril 2015, le tout nouveau CIUSSS de l’Estrie-CHUS avait pour objectif de maintenir ses activités pour l’an 1 et d’améliorer la trajectoire de service de ses patients pendant l’an 2. Pour cette troisième année, la direction du CIUSSS entend revenir au maintien des activités, ni plus ni moins.

Pas de bris de service

« Nous allons mettre de côté certains projets pour nous concentrer uniquement sur notre mission, sur notre raison d’être, celle d’offrir des soins et des services à la population », renchérit M. Coubat.

« Au cours des derniers mois, nous n’avons pas eu de bris de services, mais je vous assure qu’il a parfois fallu faire preuve d’imagination pour réussir à maintenir les services », précise Stéphane Tremblay, directeur général adjoint aux programmes santé physique générale et spécialisée.

Impossible de pointer du doigt quels sont les services ou les secteurs d’activités où la problématique est la plus grande. « Il faut comprendre que les besoins ne sont pas statiques, ils varient en fonction des besoins des patients. Cette semaine, c’est la salle d’urgence de l’hôpital de Granby qui pose problème », image le Dr Tremblay.

Y a-t-il des plans dans les cartables pour diminuer le niveau de service dans certains départements à court ou à moyen terme si la situation finit par devenir intenable? « Non. Nous n’en sommes pas là, pas du tout », répond fermement le Dr Tremblay.
problèmes psychologiques

La difficulté à recruter du personnel s’explique par la situation de plein emploi en Estrie, mais aussi par les absences pour les congés de maladie. En chiffres absolus, on peut dire que 1500 employés sur 17 000 sont absents tous les jours dans les différentes installations en raison d’un congé maladie. Environ 50 % d’entre eux le sont pour des raisons de santé psychologique.

« Nous avons besoin de nos gestionnaires pour savoir si le problème est lié au milieu de travail », explique Gilles Michaud, directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques.

En ce sens, certains projets seront mis sur la glace pour que les gestionnaires soient le plus près possible des opérations afin de pouvoir dresser un portrait de la situation et établir les causes qui mènent à autant de départs.

Malgré le déficit budgétaire, le projet tant attendu du Centre femme-jeunesse-famille, ou Pavillon Enfant-Soleil, devrait tout de même commencer à prendre forme dès le printemps prochain alors que commenceront les travaux préparatoires sur les terrains du CHUS Fleurimont.

Élections municipales 2017

Ste-Cécile-de-Milton: Paul Sarrazin a de l’opposition

La partie n’est pas gagnée pour le maire sortant de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, qui fait face à deux opposants en vue de l’élection du 5 novembre. Germain Gévry et Steve Roy tenteront de lui ravir son poste.

La partie n’est pas gagnée pour le maire sortant de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, qui fait face à deux opposants en vue de l’élection du 5 novembre. Germain Gévry et Steve Roy tenteront de lui ravir son poste.

« Ce n’est pas une surprise. M. Gévry avait déjà signifié son intention de se présenter, raconte M. Sarrazin. Quand on est en politique, il y a toujours place à une possible opposition. De toute façon, ça fait quatre ans que je suis en campagne électorale ! »

En fait, le maire y voit là une belle occasion d’aller à la rencontre des citoyens, de se mettre en mode écoute et de « s’alimenter des besoins de la population ». 

« Ce que je sens, c’est positif. Je ne pense pas que les gens aient quelque chose à nous reprocher », glisse M. Sarrazin. Ce dernier précise notamment que la situation financière de Sainte-Cécile est bonne et qu’une autre baisse de taxes est prévue en 2018.

S’il est réélu, Paul Sarrazin priorisera le réaménagement des locaux administratifs de la municipalité et le pavage du rang Boileau. « On veut aussi offrir l’Internet haute vitesse sur l’ensemble du territoire », ajoute-t-il.

Il souhaite aussi relier la municipalité au réseau cyclable de la région — soit par Granby, soit par Roxton Pond. « Sinon, on pourrait du moins relier nos quartiers par des liens cyclables », suggère-t-il. 

Élections municipales 2017

Problématique de circulation rues Cowie et Caron: le candidat Pronovost veut agir

L’aspirant conseiller municipal dans le district 5 à Granby Yves Pronovost tire la sonnette d’alarme. La circulation est de plus en plus problématique dans le secteur des rues Cowie et Caron, dit-il. En « mode solutions », il souhaite saisir rapidement le comité de circulation de la Ville de ce dossier, s’il est élu.

Le candidat dit avoir été informé de cette problématique par des résidants de la rue Caron, ainsi que par la direction de l’école secondaire du Verbe Divin. Au cœur du problème : l’important flot de circulation de la rue Cowie à certaines périodes de pointe, de même que la vitesse qui y est élevée.

Résultat : un nombre croissant de parents et de membres du personnel du Verbe Divin, incapable de s’engager rue Cowie en direction du centre-ville, vers 15 h 30 par exemple, empruntent la rue Caron et y filent sur une bonne distance. La vitesse est ainsi devenue préoccupante dans ce quartier résidentiel, selon Yves Pronovost. 

« La question n’est pas de savoir s’il va y avoir des accidents, mais quand », a laissé tomber celui qui a fait un point de presse sur le sujet jeudi.

Yves Pronovost dit s’engager, s’il est élu, à exposer la situation avant les Fêtes au comité de circulation, avec des résidants de la rue Caron ainsi que le directeur du Verbe Divin, Jean Striganuk. 

M. Pronovost y va d’ailleurs de quelques pistes de solutions. « Il faut ralentir tout ça. Il faut aussi que la Ville aide l’école secondaire à sortir les gens de sur son terrain le plus rapidement et sécuritairement possible. Il faut aussi diminuer la vitesse rue Cowie. Il y a aussi d’autres périodes de pointe l’été avec le Zoo. On a une problématique vraiment importante à régler », estime celui qui se mesure à quatre adversaires : Réjean Choquet, Alain Lacasse, Stéphane Pollender et Maria Romano. 

Élections municipales 2017

Danielle Cardin-Pollender veut favoriser le développement à Brigham

L’avenir de Brigham passe par du développement résidentiel et commercial et par la construction d’un centre de la petite enfance, croit Danielle Cardin-Pollender qui brigue la mairie de la petite municipalité.

« On a vraiment une belle municipalité. Mais on doit la faire avancer et il y a plusieurs occasions de le faire. C’est ce défi que je veux relever », explique-t-elle.

La course à la mairie regroupe des politiciens municipaux d’expérience. Outre Mme Cardin-Pollender, qui vient de terminer un mandat de quatre ans comme conseillère (siège 2), le maire sortant Normand Delisle et l’ex-maire Steven Neil sont également en lice.

Pour Mme Cardin-Pollender, il importe que la prochaine administration municipale s’implique directement dans le développement résidentiel. Plusieurs terrains sont disponibles au village, sur la rue des Pins surtout, pour accueillir de nouvelles maisons. « Il faut que l’on s’assoie avec les propriétaires de ces terrains pour connaître leurs intentions. Quels sont leurs plans ? S’ils ont besoin d’aide, on est là », indique-t-elle.

La candidate propose de créer un comité d’élus et de citoyens pour trouver des façons de favoriser le développement résidentiel. Elle songe aussi à offrir des congés de taxes foncières sur trois ans pour les nouveaux propriétaires. 

Le conseil pourrait également augmenter les taxes foncières sur les terrains vacants pour inciter leurs propriétaires à les développer ou les vendre, dit-elle.

L’ouverture d’un CPE au village favorisera grandement l’arrivée de jeunes familles, estime d’ailleurs Mme Cardin-Pollender. « C’est une des premières choses que les parents recherchent quand ils font le choix de l’endroit où ils veulent vivre », note-t-elle.

Ce dossier a suscité beaucoup de division dans la municipalité. Le projet de construire un CPE au coût de 1,79 million de dollars n’a pas dépassé l’étape du registre. Celui-ci a recueilli 387 signatures de citoyens opposés à un emprunt du même montant alors que le minimum requis était de 219 signatures. Le conseil a décidé de ne pas aller en référendum sur la question.

Le projet a mal été présenté aux citoyens, estime Mme Cardin-Pollender. Un manque de planification à la direction générale, de communication entre celle-ci, le maire et les conseillers s’est traduit par un projet mal ficelé financièrement, analyse-t-elle.

Solution pour le CPE

Le projet de doter la municipalité d’un CPE n’est pas mort, insiste-t-elle. Au lieu de construire un bâtiment, l’édifice municipal pourrait être converti en CPE, dit-elle, faisant remarquer qu’il s’agit d’une ancienne école. L’argent du loyer obtenu du CPE pour sa location du bâtiment pourrait servir à payer l’hypothèque du nouvel hôtel de ville. La bibliothèque y serait déménagée. 

« On construirait quelque chose de petit, pour nos besoins. Ça ne coûterait rien aux citoyens parce que le loyer du CPE couvrirait tous les coûts », dit-elle.

Le développement commercial au coin de la rue des Érables et de la route 139 stimulera l’économie de la municipalité, selon Mme Cardin-Pollender. Un restaurant Tim Horton et une station-service avec dépanneur sont prévus, dit-elle.

Les terrains attenants à ce projet pourraient accueillir un marché public où les producteurs du coin pourraient vendre leurs produits, suggère-t-elle aussi.