Affaires

Cannabis: pas plus que des «délais mineurs», selon Postes Canada

Malgré les milliers de commandes de cannabis et le spectre d’une grève dès lundi, Postes Canada estime être en mesure de livrer les colis sans problème, ou avec des «délais mineurs».

«Postes Canada livre régulièrement jusqu’à un million de colis par jour. Nous avons donc actuellement la capacité de traiter toute augmentation imprévue des volumes», a fait savoir l’organisation par courriel. 

Au Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes (STTP), la porte-parole Lise-Lyne Gélineau précise que rien n’indique que plus d’employés ont été mis à l’horaire dans les prochains jours en prévision de cette hausse de paquets. 

Selon elle, Postes Canada estime que la légalisation entraînerait, pour le Québec, environ 30 000 à 40 000 colis supplémentaires par semaine. Pour la première journée, la Société québécoise du cannabis (SQDC) a enregistré 18 000 commandes sur son site Internet. La SQDC indique que la livraison devrait se faire entre deux et cinq jours ouvrables. 

Des colis qui seront pour certains dans les camions dès jeudi, croit Mme Gélineau. «Il risque d’y avoir beaucoup de travail demain [jeudi]», prédit-elle, puisque les itinéraires des facteurs sont déjà établis et qu’ils ont le devoir de compléter leurs livraisons.

Grève dès lundi?

Si les travailleurs se réjouissent de la hausse des envois, ils se disent déjà surchargés, explique Mme Gélineau. C’est d’ailleurs l’un des enjeux dans la négociation actuelle avec l’employeur. Le STTP a donné mardi un préavis de grève. Les deux parties indiquent que les pourparlers se poursuivent dans le but d’éviter un arrêt de travail. «Si le syndicat décide de déclencher des grèves tournantes (aussi tôt que le lundi 22 octobre), Postes Canada poursuivra ses activités», a noté l’organisation. On ne s’attend à rien de plus que des «délais mineurs».

Le STTP fait valoir que la stratégie n’a pas encore été dévoilée, mais que les grèves, s’il y a lieu, dureront 24h et se déplaceront dans différentes villes ou provinces.

Postes Canada souligne qu’elle livre du cannabis thérapeutique «en toute sécurité» depuis 2013. Si vous êtes mineurs et que vous comptez acheter en ligne pour vous soustraire aux contrôles d’âge, sachez que les commis ou les livreurs exigeront des pièces d’identité. 

«L’exigence d’une preuve d’âge signifie que nous devons aussi enregistrer le nom et la signature du destinataire.» 

Autour du globe, 18 octobre 2018

Monde

Des milliers de Honduriens en route vers les États-Unis

GUATEMALA — Des milliers de Honduriens fuyant la misère et la violence des gangs dans leur pays traversaient mercredi le Guatemala, dans l'espoir d'atteindre les États-Unis, une «caravane» fustigée par le président américain Donald Trump.

Épuisés par des heures de marche sous le soleil et sous la pluie, avec quelques trajets en auto-stop pour les plus chanceux, un millier de migrants ont fait étape dans la nuit de mardi à  mercredi dans la ville de Guatemala, la capitale.

Politique

Les 10 élus solidaires refusent de prêter serment à la reine en public

QUÉBEC — Les 10 députés élus sous la bannière de Québec solidaire (QS) le 1er octobre ont refusé, mercredi, de prêter serment d'allégeance à la reine Élisabeth II en public.

Le serment d'allégeance à la reine est une étape obligatoire du processus d'assermentation permettant aux élus de siéger à l'Assemblée nationale.

Or, d'un commun accord, les 10 élus souverainistes de QS ont choisi de s'exécuter derrière les portes closes, à l'abri des regards des nombreux parents et amis venus assister à leur assermentation au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

La co-porte-parole de Québec solidaire et chef parlementaire, Manon Massé, a justifié cette fronde en disant que le serment à la reine d'Angleterre constituait «un rituel archaïque et franchement désagréable».

Plus tard en point de presse, Mme Massé a dit qu'elle avait discuté au cours des derniers jours avec le secrétaire général de l'Assemblée nationale, Michel Bonsaint, pour trouver le moyen de siéger sans devoir publiquement, au Salon rouge, devant public et caméras, prêter serment d'allégeance à la reine, un geste qu'elle a qualifié «d'anachronique».

Convictions souverainistes

C'était une question de «respect» pour les convictions souverainistes du groupe, a fait valoir Mme Massé.

Le groupe d'élus solidaires a d'ailleurs l'intention de déposer à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à «libérer» les parlementaires de cette obligation.

Mme Massé a dit croire qu'une telle loi pourrait respecter la Constitution canadienne.

Elle a ajouté que Québec solidaire avait toujours fait les choses à sa façon, différemment des autres partis, et entendait bien continuer sur la même voie.

Pour devenir officiellement députés, les élus doivent prêter deux serments: le premier consiste à prêter solennellement serment d'allégeance à la reine Élisabeth II, le second stipule que le député fera preuve de loyauté envers le peuple du Québec.

En région

Incendie mortel de Saint-Siméon: un témoin important recherché

SAINT-SIMÉON – Les enquêteurs de la Sûreté du Québec recherchent un homme comme témoin important de l’incendie qui a coûté la vie à trois personnes aux petites heures du matin, samedi, à Saint-Siméon, en Gaspésie. La police refuse toutefois de confirmer cette recherche, tout comme l’identité de l’homme.

Isabelle Lepage, 40 ans, son fils, Philippe Lepage, 14 ans, et sa petite amie, Laurence Lebrasseur, 14 ans, ont péri dans l’incendie d’une maison sise sur la route Poirier.

Des éléments recueillis depuis samedi matin ont incité à Sûreté du Québec à transférer le dossier au Service des enquêtes sur les crimes contre la personne mardi, parce que la police a de sérieux motifs de croire que l’incendie est criminel.

La présence ininterrompue des enquêteurs à Saint-Siméon et les questions qu’ils ont posées à des citoyens du village de 1200 âmes indiquent clairement qu’ils veulent rencontrer un ex-ami de cœur d’Isabelle Lepage.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Claude Doiron, ferme par contre la porte à toute divulgation de ces détails.

«On ne peut confirmer ces informations. Tout ce qui a été découvert à date ne peut être rendu public. Tout ce qui est preuve ne peut être dévoilé», dit-il.

Entre midi et 16h mercredi, la Sûreté du Québec a de plus établi un bureau temporaire dans le centre communautaire de Saint-Siméon «afin de répondre aux questions du public et de recueillir de l’information qui pourrait faire avancer l’enquête», ajoute M. Doiron.

Inquiétudes à Saint-Siméon

Il avoue que le transfert du dossier de l’Escouade des crimes majeurs au Service des enquêtes sur les crimes contre la personne génère passablement d’inquiétude à Saint-Siméon et dans les environs.

Que disent les policiers pour rassurer les gens, dans l’hypothèse où quelqu’un ayant à voir avec un incendie criminel serait au large?

«Nous répondons que la présence policière est importante à Saint-Siméon, même la nuit. Des forces supplémentaires ont été appelées sur place. Cette présence sera un élément dissuasif pour toute personne (voulant perpétrer un acte criminel). Nous serons très présents à Saint-Siméon le temps qu’il faudra», note Claude Doiron.

Une personne, Marilou Lepage, l’ainée des enfants d’Isabelle Lepage, a réussi à sortir de la maison en flammes parce qu’elle était la seule à ne pas dormir à l’étage. Elle doit la vie aux cris de Laurence Lebrasseur, qui n’a pu s’enfuir.

La Sûreté du Québec évalue la possibilité de tenir bureau une nouvelle fois jeudi au centre communautaire de Saint-Siméon.

Justice et faits divers

Pas de libération conditionnelle pour Bernardo

BATH, Ont. — Le violeur et tueur en série Paul Bernardo s’est rapidement vu refuser la libération conditionnelle à laquelle il était admissible, mercredi, notamment après le témoignage passionné des parents de deux de ses victimes.

Le meurtrier, désigné «délinquant dangereux» par le système judiciaire canadien, purge une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans pour l’enlèvement, le viol et le meurtre au premier degré de deux adolescentes, au début des années 90. Après 25 ans de détention, surtout en isolement, il était admissible à sa libération conditionnelle totale depuis février; il pourra présenter une nouvelle demande dans deux ans.

Bernardo, aujourd’hui âgé de 54 ans, avait affirmé mercredi qu’il a travaillé dur pour se rétablir. «Je suis une personne très imparfaite. Je sais que je ne suis pas parfait», a-t-il admis aux deux membres de la Commission nationale des libérations conditionnelles venus entendre sa demande, à l’Établissement de Millhaven, dans l’est de l’Ontario.

«Ce que j’ai fait était si horrible. J’ai blessé beaucoup de gens. Je pleure tout le temps», avait-il plaidé plus tôt mercredi, tout en assurant qu’il ne récidiverait jamais. «Je suis si gentil avec tout le monde. Les gens ont peur, mais il n’y a aucune raison.»

Le comité de la Commission ne s’est visiblement pas rangé à ses arguments : il n’a mis qu’une trentaine de minutes pour rejeter la demande de libération conditionnelle, qu’elle soit de jour ou totale. Les motifs écrits devraient être rendus publics d’ici quelques semaines.

Les familles des victimes

Les crimes de Paul Bernardo, commis pendant plusieurs années à la fin des années 80 et au début des années 90 - et certains enregistrés sur vidéo -, ont suscité horreur et révulsion pendant le procès. Bernardo et sa femme d’alors, Karla Homolka, avaient enlevé, torturé et tué Leslie Mahaffy, 14 ans, de Burlington, en juin 1991, à leur domicile de Port Dalhousie, avant de démembrer son corps et d’enfouir les restes dans du ciment et de les jeter dans un lac voisin.

La mère de Leslie Mahaffy a décrit mercredi la douleur insoutenable que cette audience de libération conditionnelle avait ranimée chez elle, affirmant que les «actes indicibles et d’un sadisme brutal» commis par Bernardo étaient indescriptibles. «C’est un enfer émotionnel pour nous», a déclaré Debbie Mahaffy, étouffant ses larmes.

Bernardo avait également torturé et tué Kristen French, 15 ans, de St. Catharines, en Ontario, après l’avoir séquestrée pendant trois jours. La mère de Kristen French a soutenu que Bernardo ne devrait plus jamais recouvrer la liberté. «Comment peut-on décrire une douleur aussi incommensurable de manière à apporter ne serait-ce qu’un début de compréhension de la tristesse dévorante, du vide et de la douleur que nous ressentons, même après 26 ans?» a demandé Donna French.

La mère a également noté que la loi avait été modifiée après l’incarcération de Bernardo pour permettre des périodes consécutives d’inadmissibilité à la libération conditionnelle - donc : deux fois 25 ans, dans ce cas-ci.

Bien que son agente de libération conditionnelle ait déclaré que Bernardo avait réalisé bien peu de gains pendant sa détention, le condamné s’est décrit comme une personne dont l’estime de soi avait été jadis minée par un trouble d’élocution. Il s’est senti de plus en plus inadéquat, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait peur d’interagir avec les autres. L’anxiété sociale est devenue sexuelle : il craignait constamment de ne pas pouvoir performer, a-t-il dit. «Plus je manquais d’assurance, plus j’essayais de contrôler.»

L’agente de libération conditionnelle Meagan Smith a déclaré que Bernardo présentait «un faible potentiel de réinsertion». Bien que le risque de violence en général soit faible, ce risque augmente lorsque Bernardo est en situation intime avec un partenaire, a-t-elle déclaré.

Une virginité en cadeau

Bernardo, qui a admis avoir violé 14 autres femmes, a également été reconnu coupable d’homicide involontaire coupable relativement à la mort de la sœur cadette de Karla Homolka, Tammy, en décembre 1990. L’adolescente de 15 ans avait été droguée et agressée sexuellement. Homolka a purgé une peine de 12 ans de prison, jusqu’en 2005, après avoir plaidé coupable à l’accusation réduite d’homicide - et accepté de témoigner au procès de Bernardo. Elle a expliqué qu’elle voulait offrir à Bernardo la virginité de sa jeune sœur pour Noël.

Bernardo a déclaré mercredi qu’il avait été complètement bouleversé par la mort de Tammy, ce qui n’a fait qu’exacerber sa faible estime de soi et l’a conduit à des agressions de plus en plus sauvages contre des femmes et des filles.

«J’ai fait mal à beaucoup de gens. Je l’ai fait, absolument, et c’est pourquoi je pleure.»

«Diriez-vous que vous avez utilisé les femmes comme des objets?» a demandé Suzanne Poirier, l’une des deux membres de la Commission des libérations conditionnelles.

«À cette époque : absolument», a répondu Bernardo.

Bernardo a nié être un psychopathe sadique, même s’il avoue n’avoir rien ressenti pour ses victimes au moment de commettre les crimes. Il s’agissait simplement d’affirmer son pouvoir et son contrôle pour remonter un ego fragile, a-t-il expliqué mercredi. Il a soutenu qu’il n’avait plus besoin aujourd’hui d’agir de la sorte.

Tim Danson, un avocat qui a témoigné au nom des familles French et Mahaffy, a plaidé que Bernardo est effectivement un psychopathe, incapable de toute empathie, qui n’a jamais présenté ses excuses aux proches de ses victimes.

Éducation

Commission scolaire condamnée pour avoir oublié une enfant dehors par -20 degrés

MONTRÉAL - Pour avoir «oublié» une enfant autiste dans la cour d’école durant une heure et demie par un froid de -20 degrés, la Commission scolaire des Laurentides est condamnée à verser 6500$ en dommages moraux au tuteur de l’enfant.

Le 19 décembre 2016, la fillette avait été déposée à l’école Notre-Dame-de-la-Sagesse, à Sainte-Agathe-des-Monts par l’autobus scolaire, alors que celui-ci était en retard.

L’enseignante qui en avait la charge était déjà entrée en classe, tenant pour acquis que l’enfant était absente cette journée-là.

Or, la procédure prévoit que l’école assure un suivi auprès des parents en cas d’absence imprévue, ce qui n’a pas été fait.

L’enfant, décrite par ses parents comme étant «totalement sans défense», est atteinte d’autisme de type passif et «reste au même endroit» si on ne l’appelle pas.

Elle est donc demeurée dans la cour d’école jusqu’à ce qu’une éducatrice l’aperçoive vers 10h30, soit environ une heure et demie après qu’elle soit descendue de l’autobus d’écoliers.

L’éducatrice raconte que l’enfant tremblait et pleurait à chaudes larmes et «il est évident que (la fillette) était alors dans un état de panique et de choc et qu’elle était transie et gelée», écrit le juge Jean-Pierre Archambault, de la Cour du Québec.

Il ajoute que «sans la rencontre fortuite et l’intervention de (l’éducatrice) qui a décidé de passer par la cour d’école et qui y a découvert (l’enfant) qui se trouvait là depuis plus d’une heure et demie, la situation aurait pu être autrement plus dramatique et possiblement tragique».

De plus, les parents n’ont été avisés de la situation que vers 15h00 en après-midi; pourtant, l’enseignante avait parlé à la mère au téléphone en avant-midi sur un autre sujet, mais n’avait pas mentionné l’incident.

Si le juge Archambault se dit «convaincu que ce comportement est fautif», il précise qu’»il n’est pas intentionnel» et n’accorde donc pas de dommages punitifs au plaignant, qui réclamait en tout un dédommagement de 15 000$.

Sports

Contrat record de 365 millions $US pour le boxeur mexicain Saul Alvarez

LOS ANGELES - Le Mexicain Saul Alvarez, champion WBC et WBA des moyens de boxe, a signé mercredi un contrat d’un montant record pour un sportif de 365 millions $US (environ 475 millions $CAN) avec la plateforme de diffusion DAZN.

Alvarez, surnommé «Canelo» en référence à sa chevelure rousse, s’est engagé à disputer onze combats lors des cinq prochaines années, dont son prochain contre le Britannique Rocky Fielding le 15 décembre à New York.

DAZN est un service de streaming spécialisé dans le sport, notamment dans les sports de combat qui profite, avec son abonnement mensuel de 9,99 dollars aux États-Unis, du désengagement par le géant américain HBO de la boxe.

Alvarez, 28 ans, éclipse avec ce contrat le joueur de baseball Giancarlo Stanton qui avait signé en 2014 le contrat le plus élevé de l’histoire pour un sportif en s’engageant avec les Miami Marlins pour 325 millions de dollars sur treize ans.

«Canelo est désormais le sportif le mieux payé au monde, c’est un grand motif de fierté», a expliqué à la chaîne de télévision ESPN son promoteur, l’ancienne gloire de la boxe, Oscar de la Hoya.

«C’est le résultat de mon travail acharné, la chose la plus importante à mes yeux était de pouvoir donner à mes admirateurs de regarder mes combats sans devoir payer 70 ou 80 dollars pour le pay-per-view», a insisté Alvarez.

Le Mexicain a mis fin le mois dernier au règne du Kazakh Gennady Golovkin sur la catégorie des moyens, en lui infligeant la première défaite de sa carrière professionnelle aux points (115-113, 115-113 et 114-114) à Las Vegas.

Il a signé la 50e victoire de sa carrière, pour deux nuls et une seule défaite, contre l’Américain Floyd Mayweather qu’il aimerait faire sortir de sa retraite pour le défier à nouveau.

Alvarez a signé ce contrat mirobolant quelques mois seulement après un contrôle antidopage positif qui lui a valu une suspension de six mois.

Il avait expliqué la présence de clenbutérol dans son organisme par la consommation de viande de boeuf traitée au Mexique avec cette hormone de croissance.

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Tesla acquiert un terrain à Shanghai pour construire une usine

PÉKIN, Chine - Le constructeur de véhicules électriques Tesla a annoncé mercredi avoir signé un accord visant à sécuriser un terrain de Shanghai où il compte installer ce qui sera sa première usine à l’extérieur des États-Unis, malgré les tensions commerciales qui existent entre les États-Unis et la Chine.

Tesla, établie à Palo Alto, en Californie, avait dévoilé en juillet des plans pour l’usine de Shanghai, après que le gouvernement chinois a annoncé la levée des restrictions sur la pleine propriété étrangère des constructeurs de véhicules électriques afin d’accélérer le développement de ce secteur.

Ces plans ont été mis en oeuvre malgré les hausses de tarifs que se sont imposées Washington et Pékin sur des milliards de dollars de marchandises, dans le cadre d’un différend sur la politique technologique chinoise. Les importations américaines visées par les sanctions imposées à Pékin comprennent les voitures électriques.

La Chine est le plus grand marché mondial de véhicules électriques et le deuxième plus grand marché de Tesla, après les États-Unis.

Tesla rejoint les constructeurs automobiles mondiaux, notamment General Motors, Volkswagen et Nissan, qui investissent des milliards de dollars dans la fabrication de véhicules électriques en Chine.

La production locale éliminerait les risques liés aux droits de douane et autres contrôles à l’importation. Cela aiderait Tesla à développer des fournisseurs de pièces de rechange et à rendre ses véhicules plus attrayants pour les acheteurs du marché principal chinois.

Tesla a déclaré avoir signé un «accord de transfert de terres» sur un site de 210 acres (84 hectares) dans le district de Lingang, dans le sud-est de Shanghai.

Il s’agit d’»une étape importante pour ce qui sera notre prochain site de fabrication avancé et développé de manière durable», a déclaré le vice-président des ventes mondiales de Tesla, Robin Ren, dans un communiqué.

Shanghai est un centre de l’industrie automobile chinoise et abrite la société publique Shanghai Automotive Industries, principal fabricant local de GM et de VW.

Tesla a déjà indiqué que la production à Shanghai commencerait deux à trois ans après le début de la construction de l’usine et que sa cadence atteindrait éventuellement 500 000 véhicules par an.

Tesla n’a pas encore indiqué comment il entendait payer pour l’usine de Shanghai. La société n’a pas encore évoqué de prix, mais le gouvernement de Shanghai a affirmé qu’il s’agirait du plus important investissement étranger à y être réalisé à ce jour.

L’usine de batteries de 5 milliards $ US de Tesla au Nevada a été financée grâce à un investissement de 1,6 milliard $ US du fabricant de batteries Panasonic.

Les analystes s’attendent à ce que Tesla annonce une perte d’environ 200 millions $ US pour le trimestre clos le 30 septembre, après avoir affiché une perte de 742,7 millions $ au trimestre précédent. Son directeur général, Elon Musk, a indiqué dans une lettre aux autorités américaines de réglementation des valeurs mobilières, datée du 30 septembre, que la société «était sur le point d’atteindre la rentabilité».

Magog

L’incendie a été causé par un poteau portant un transformateur électrique

C’est un poteau qui s’est cassé qui aurait causé l’incendie monstre survenu dans la nuit de lundi à mardi, au centre-ville de Magog.

Le directeur du service des incendies de la Ville de Magog, Sylvain Arteau, en a fait l’annonce mercredi midi lors d’un point de presse.

Lire aussi: Il sera difficile de trouver la cause

Selon lui, le poteau de la compagnie Bell portait un transformateur électrique. La cause a été déterminée à la suite de l’enquête qui a suivi l’incendie majeur ayant détruit un immeuble abritant des logements et des commerces.

L’enquête se poursuit à savoir si le poteau était en mauvais état, a ajouté la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm.

Rappelons que des rafales pouvant atteindre plus de 80 km/h ont soufflé sur la région dans la nuit de lundi à mardi.