La Voix de l’Est

Réflexions sur la «culture familiale»

Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est
Il est intéressant de constater que les parents réfractaires au Programme ÉCR ne mentionnent plus l'élément du «préjudice grave», mais se centrent davantage sur un droit prétendument bafoué au libre-choix qui garantit, selon eux, la protection de la «culture familiale». Comment circonscrire cette «culture familiale»? Celle-ci peut se définir succinctement selon quelques paramètres: un ensemble de convictions, de principes moraux, de traditions sociales et religieuses. La «culture familiale» inclut également la classe socioéconomique ainsi que l'histoire personnelle des conjoints et les expériences diverses des membres de la cellule familiale. Aujourd'hui, il existe une pluralité de «cultures familiales» qui s'enracine dans une culture publique commune québécoise, s'inscrivant elle-même dans un cadre nord-américain, dont les normes implicites et explicites sont partagées par une vaste nébuleuse de sous-cultures religieuses telles que le catholicisme et le protestantisme. Par conséquent, les enfants, dès leur plus jeune âge, sont confrontés aux nombreuses «cultures familiales».