Suzanne Guèvremont nommée à la tête de l’ONF

Suzanne Guèvremont devient la 17e commissaire du gouvernement à la cinématographie de l’Office national du film du Canada.

Le gouvernement fédéral a confirmé vendredi la nomination de Suzanne Guèvremont à titre de commissaire gouvernementale à la cinématographie et présidente de l’Office national du film du Canada (ONF).


Le ministre du Patrimoine, Pablo Rodriguez, en a fait l’annonce vendredi dans un communiqué. Mme Guèvremont entamera lundi un mandat de cinq ans. Elle devient ainsi présidente et 17e dirigeante choisie depuis la création de l’ONF en 1939.

«Faire connaître nos histoires au reste du monde par nos films est essentiel pour mettre en valeur la force de notre diversité, la richesse de notre talent, notre engagement envers la réconciliation, et d’autres histoires qui sont uniques à notre pays», a déclaré M. Rodriguez dans un communiqué.

L’ONF affirme que la nouvelle venue compte une vaste expérience dans les domaines des médias numériques, de la culture et de l’éducation.

Plus récemment, elle a été directrice de l’École des arts numériques, de l’animation et du design de Montréal, poste qu’elle occupait depuis 1999.

Mme Guèvremont a également fondé l’initiative d’éducation numérique SYNTHÈSE Pôle Image Québec et a siégé à plusieurs conseils d’administration, dont celui de CBC/Radio-Canada et du Fonds Bell.

Elle est actuellement présidente du conseil d’administration du Collège Notre-Dame.

Mme Guèvremont succède à Claude Joli-Cœur, qui a dirigé l’ONF pendant près de neuf ans et dont le mandat s’est terminé vendredi.

Le parcours de M. Joli-Cœur a été salué par le ministère du Patrimoine dans un communiqué et il l’a remercié «pour sa contribution exemplaire à l’industrie cinématographique canadienne.»

Claude Joli-Cœur s’était engagé à respecter la parité hommes-femmes en 2016, un objectif qu’il dit avoir atteint puisque le nombre de projets et d’œuvres de l’ONF dirigés par des femmes a atteint 50 %.

Il a également annoncé en 2017 un plan triennal visant à redéfinir la relation de l’ONF avec les peuples autochtones.

Dans une déclaration plus tôt cette semaine, M. Joli-Cœur a mentionné qu’il s’était inspiré des recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et du groupe consultatif autochtone de l’ONF, apportant des changements qui incluent des engagements budgétaires pour des projets d’artistes autochtones.

Mme Guèvremont héritera des efforts de l’ONF pour aborder les questions d’égalité au sein de l’institution.

À compter du prochain exercice financier, l’ONF prévoit également mettre en place un mécanisme de collecte de données «confidentiel» et «respectueux» dont l’objectif principal sera l’équité raciale, a indiqué M. Joli-Cœur dans son message de départ.

Dans une déclaration publique en réponse à la nouvelle, Mme Guèvremont a exprimé sa gratitude pour le poste et l’organisation dans son ensemble.

«Le paysage canadien change, les moyens dont nous disposons pour créer du contenu évoluent constamment, tout comme les comportements des auditoires, a déclaré Mme Guèvremont. J’ai hâte de rencontrer toutes les équipes à travers le Canada et de travailler avec elles dans la poursuite de nos objectifs.»

Mme Guèvremont entamera officiellement son mandat de cinq ans lundi.