Débrayage dans trois CPE de la région

Une trentaine d'employés de Granby ont assuré quatre heures de piquetage en matinée.

Sans convention collective depuis près de deux ans, les travailleuses des CPE Soleil de Jeannot de Granby et Le Papillon bleu de Cowansville ont manifesté leur mécontentement, hier, en tenant une journée de grève.


Membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN, les 35 employés des deux installations de Granby - de la rue Horner et de la rue du Corbusier - ont assuré quatre heures de piquetage en matinée. Le reste de la journée a été consacré à des discussions au sujet des négociations.

La déléguée syndicale du Soleil de Jeannot, qui est aussi membre du comité de mobilisation régionale, Mélanie Benjamin, a rappelé que le débrayage d'hier visait à faire progresser les choses au plan régional.



«On est des éducatrices et on a beaucoup de patience avec les enfants, mais dans ce dossier, la patience a un bout. On veut que ça bouge. La date limite était fixée au 23 janvier dernier et il n'y a toujours rien de réglé», affirme-t-elle, contrairement aux prétentions de la partie patronale, qui soutient que les négociations progressent bien.

«C'est faux de dire que c'est presque réglé! On doit toujours recommencer», laisse entendre Mme Benjamin.

Rappelons que les travailleuses en CPE ont déposé leurs demandes il y a plus de 10 mois et que certaines dispositions auraient déjà fait l'objet d'une entente. Mais parmi les points en litige, la dame mentionne notamment la reconnaissance de l'ancienneté, la période de probation, l'abolition possible des pauses rémunérées et des modifications à l'horaire de travail.

Parmi les grévistes, Jean-Philippe Mallette fait remarquer que «les points qui restent à régler sont majeurs». «On n'est pas prêts, par exemple, à retourner à cinq jours par semaine, alors qu'on fait déjà des semaines de quatre jours», estime cet éducateur à la pouponnière.



Tous les détails dans notre édition de mardi

Abonnez-vous à La Voix de l'Est