Recyclage: Québec se donne des objectifs ambitieux

Le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska et maire de Waterloo, Pascal Russell.

Les Québécois devront réduire de manière draconienne les déchets qu'ils génèrent. D'ici 2015, ils devront faire en sorte qu'aucune matière recyclable ne se trouve dans leurs poubelles. Ils ne pourront non plus se débarrasser de leurs matières putrescibles (restes de table, retailles de gazon notamment) en les jetant à la poubelle.


Ces mesures sont au coeur de la nouvelle politique québécoise de gestion des matières résiduelles présentée hier matin par le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand. Il pense que la nouvelle politique «va donner un nouveau souffle» aux citoyens pour qu'ils recyclent davantage.

Québec espère que ces mesures permettront à chaque habitant de réduire de 110 kg le tonnage de déchets destinés à être enfouis. Pour l'heure, chaque Québécois produit en moyenne plus de 800 kg de déchets par année. Quant aux matières recyclables (papier, carton, plastique, verre et métal), le ministre Arcand vise un taux de recyclage de 70 %. D'une région à l'autre, les taux de recyclage sont de 40 à 60 %.



Pour atteindre ces objectifs, le MDDEP s'engage à aider les municipalités financièrement. Le ministre Arcand a parlé d'une pleine compensation des coûts engendrés par leurs programmes de récupération des matières sélective. Notons que Québec imposera une autre redevance aux utilisateurs des sites d'enfouissement. En plus des 10,50 $ imposés pour chaque tonne envoyée à l'enfouissement depuis 2006, le gouvernement imposera une taxe de 9,50 $ par tonne de déchets.

Le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Pascal Russell, applaudit les nouveaux objectifs du MDDEP. Mais il a hâte de voir comment et surtout quand les municipalités seront compensées financièrement. Le monde municipal, fait remarquer M. Russell, attend toujours de recevoir son dû des redevances imposées depuis 2006 dans les sites d'enfouissement. «On nous le promet depuis longtemps, mais on attend encore», a-t-il dit hier après-midi en entrevue.

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