Nouveau référendum réclamé à Bromont

Un an jour pour jour après que la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, eut tenu un référendum sur le changement de MRC qu'elle souhaitait, quatre citoyens en réclement un deuxième, arguant que l'exercice du 8 juin 2008 ne réflétait pas la volonté de la population.

Un an jour pour jour après que la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, eut tenu son référendum sur le changement de MRC qu'elle souhaitait, quatre citoyens en réclament un autre. L'exercice du 8 juin 2008 ne reflétait pas la volonté de la population, prétendent-ils.


Michel Champagne, Gilles Duchesne, André Fournier et Raymond Arcand ont formé le Comité d'action Bromont 2009. Le quatuor s'oppose au départ de Bromont de la MRC de la Haute-Yamaska pour celle de Brome-Missisquoi à compter du 1er janvier 2010. La ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT), Nathalie Normandeau, a donné le feu vert à ce changement le 2 mars dernier.

 



Si l'opposition est forte, la ministre n'aura pas le choix de demander à Bromont de tenir un autre référendum, soutient le comité. «Nous allons faire pression pour qu'il y ait un référendum, lance Michel Champagne. Et ce sera la Ville qui en assumera les coûts.»

Christian Tanguay, l'attaché de presse de la ministre Normandeau, n'a pas rappelé La Voix de l'Est, hier, pour confirmer si une forte opposition pourrait provoquer la tenue d'un nouveau référendum.

Référendum biaisé

Le comité soutient que les résultats du référendum du 8 juin 2008 ne peuvent être pris en considération puisque seulement 45 % des citoyens y ont participé. Le oui l'a emporté avec 93 % des voix.



«Il y a 55 % de la population qui ne s'est pas prononcé, souligne Michel Champagne. La mairesse aurait dû fermer le dossier tout de suite après ça.»

Opposants recherchés

Les opposants devront toutefois se manifester. Sinon, le comité abandonnera sa croisade. «Il faut mesurer l'appui des gens de Bromont, explique Gilles Duchesne. Je ne niaiserai pas longtemps si les gens décident de rester avec Brome-Missisquoi. Je ne me battrai pas seul.»

Le comité compte solliciter une rencontre avec la mairesse de Bromont dans les jours à venir. «Ce n'est pas impossible que l'on se laisse convaincre si elle a de bons arguments, souligne M. Duchesne, un homme d'affaires impliqué dans l'Institut montérégien d'écoconception. Peut-être y a-t-il des avantages qu'on a mal compris.» Une rencontre avec le député de Shefford, François Bonnardel, est aussi prévue. «On veut savoir ce qu'il en pense», fait savoir M. Champagne.

Pour l'instant, le quatuor ne perçoit que des désavantages à ce changement de MRC. «Ce n'est pas un oui sans condition que la ministre a donné. C'est un oui à la condition que l'on paie», insiste Gilles Duchesne. Le comité craint que le départ de Bromont de la MRC de la Haute-Yamaska coûte près de 2 M $.

Sur le plan économique, Bromont perdra beaucoup en quittant la Haute-Yamaska, avance le comité. «Je ne pense pas que la MRC de la Haute-Yamaska va dire à des investisseurs d'aller voir à Bromont, dans la MRC voisine, pour s'établir», affirme M. Duchesne.



Le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin, n'a pas rappelé La Voix de l'Est hier pour commenter les démarches entreprises par le Comité d'action Bromont 2009.