Des citoyens touchés par la tragédie

Une quinzaine de résidants du quartier où le petit Danick Lapointe a trouvé la mort sont venus déposer une gerbe de fleurs et des petits mots à proximité de l'endroit où le garçonnet a poussé son dernier souffle.

Quelques heures à peine après le terrible accident qui a coûté la vie à Danick Lapointe, cinq ans, les résidants du secteur du parc Bérubé, à Granby, se remettaient encore difficilement de leurs émotions.


Une quinzaine d'entre eux, des parents et leurs enfants, ont senti le besoin de se rendre sur les lieux de l'accident pour y déposer une gerbe de fleurs, des toutous, des bonbons et des cartes, à la mémoire du petit disparu.

 



«Fais un beau grand dodo», mentionnait l'une des cartes. «Tu n'avais même pas commencé à vivre», indiquait une autre. Le groupe de parents s'est senti concerné par la tragédie et a voulu déposer ses fleurs en signe de soutien, mais aussi pour faire réfléchir les gens.

«Il faut que ça serve de leçon aux gens, clame Patrick Daigneault, un citoyen du secteur. Il ne faut pas que la mort de ce petit garçon soit oubliée.»

M. Daigneault a fait le tour du secteur pour amasser des fonds pour l'achat des cadeaux. Selon lui, tout le quartier est aujourd'hui en deuil.

«On s'est tous imaginé que ça aurait pu être notre propre enfant», soulève-t-il.



Coin dangereux

Le père de famille compte maintenant faire signer une pétition pour forcer la Ville à s'attaquer au problème de vitesse dans ce pâté de maisons.

«Il y a beaucoup d'enfants qui habitent le quartier et autant de personnes âgées qui marchent pour se rendre jusqu'aux Galeries, fait-il valoir. Je suis surpris qu'il n'y ait pas eu d'accident là avant. Vous devriez voir de quoi la rue a l'air à l'heure du retour de l'école. Il n'y a pas de traverse de piétons ni de trottoir sur une bonne partie de la rue Jean-Talon. En plus, les jeunes ont de la misère à traverser la rue tellement les gens roulent vite.»

D'autres résidants du quartier partageaient cet avis.

«Ça fait dix ans qu'on se plaint que ça roule trop vite devant le parc, claironne un résidant de la rue Jean-Talon, qui a préféré taire son nom. Des accidents comme celui-là, il passe proche d'en avoir un à chaque semaine. Mais personne ne fait rien. J'espère que, maintenant qu'il y a eu un mort, les policiers et la Ville vont y voir.»