Fauteux veut expliquer à nouveau le budget

«Notre décision n'est pas prise. Nous avons réfléchi et nous allons continuer de réfléchir. Nous allons présenter des informations plus précises aux gens. Ensuite, nous allons écouter ce qu'ils ont à dire», a dit le maire de Cowansville, Arthur Fauteux.

A priori, Arthur Fauteux n'est pas contre l'idée de baisser le taux de taxation. Le maire de Cowansville veut toutefois prendre le temps d'expliquer une nouvelle fois le budget à ses concitoyens. Il le fera mardi lors de la séance régulière de son conseil.


«Notre décision n'est pas prise. Nous avons réfléchi et nous allons continuer de réfléchir. Nous allons présenter des informations plus précises aux gens. Ensuite, nous allons écouter ce qu'ils ont à dire», a affirmé M. Fauteux hier matin en entrevue.

 



Lors de l'assemblée de mardi, M. Fauteux utilisera des tableaux comparatifs, projetés sur grand écran, pour plaider sa cause. Plusieurs informations ont circulé depuis deux semaines, fait remarquer le maire. Des informations pas toujours justes, ajoute-t-il.

«Le dépliant du comité des ci-toyens parle de hausse de taxes de 25 %. Ce ne sont pas les taxes qui augmentent de 25 %, mais la valeur moyenne des maisons. Ce n'est pas la même chose. C'est le propre de la mobilisation: ça réussit quand on installe une panique.»

Invité à commenter la soirée de lundi à laquelle près de 400 contribuables ont assisté, M. Fauteux s'est dit surpris. Il ne croyait pas qu'autant de gens y seraient. «Le comité des citoyens a le mérite d'avoir mobilisé les gens. Il faut les féliciter.»

Le mouvement de contestation est né à la suite de la décision du conseil municipal de ne retrancher que 9 ¢ sur son taux de taxation résidentielle, de 1,18 $ à 1,09 $ du 100 $ d'évaluation. Les élus l'ont réduit pour tenir compte de l'entrée en vigueur du nouveau rôle d'évaluation marqué par une hausse moyenne de 25 % de la valeur des maisons sur son territoire.



Abaisser à nouveau le taux de ta-xation forcera le conseil à réduire des services, a réitéré M. Fauteux. «Ça va avoir des conséquences. Si on a moins de revenus, on peut moins dépenser pour des services. C'est un vase communiquant», a-t-il illustré.